Tout comprendre de notre voyage

Notre voyage repose sur une idée simple : explorer le monde de manière authentique et sincère, sans recourir aux infrastructures et circuits touristiques, sans hôtel ni auberge, sans avion, bus ni aucun autre transport public. Pour vivre pleinement une vie nomade faite d’incertitude et de simplicité, nous privilégions l’aventure, le défi, l’imprévu et l’inconnu, mais surtout la rencontre et le partage avec les populations locales.

Nous sommes partis de Slovaquie, n’emportant avec nous qu’un sac à dos de 11 kilos, un budget minimaliste, un peu de courage, et une foi immense en l’humanité. Nos pieds et nos pouces sont devenus nos seuls moyens de locomotion, nous dormons chez l’habitant et là où notre tente trouve à s’élever, faisons le choix du non-itinéraire et préférons le chemin à la destination. Nous espérons de cette manière vivre une véritable aventure, centrée sur l’échange et le partage humain, et laissons avec plaisir les locaux, anonymes, étrangers et inconnus devenir notre voyage. They are our trip.

Quel est notre budget quotidien ? S’agit-il d’un voyage « sans argent »?

Nous nous efforçons de ne pas limiter notre aventure à un objectif comptable. Il est vrai que, de façon générale, nous essayons de recourir le moins possible à la solution de facilité de l’argent car ce que nous cherchons, c’est avant tout faire l’expérience d’un retour à la simplicité et à la sobriété, et de nous confronter à la difficulté d’une aventure incertaine. Nous pensons que le voyage se fait plus authentique, spontané et hasardeux lorsqu’il n’est pas sécurisé par des transactions financières ou des services payants. Nous avons une grande admiration pour celles et ceux qui entreprennent un périple « sans argent », et s’il ne répond pas exactement à cet objectif, notre voyage s’inscrit dans la même philosophie.

Pour autant, nous ne souhaitons ni nous mettre en danger, ni profiter de la générosité des populations locales. Il arrive un temps sur la route où il est nécessaire de se nourrir, d’aider ceux qui nous viennent en aide, ou de faire plaisir à ceux qui nous offrent l’hospitalité. Bien que nous privilégions toujours d’autres moyens d’échange plus humains, nous souhaitons aussi respecter certains principes éthiques que nous nous sommes fixés avant notre départ. C’est pourquoi nous ne manquons pas d’emporter avec nous un petit budget.

Avant notre départ : l’essentiel de notre budget a servi à payer l’assurance voyage, les vaccins*, la maintenance du site internet, et à renouveler une partie de l’équipement qui se faisait vieux ou moins performant.

Pendant le voyage : notre budget sert à acheter la nourriture que nous ne parvenons pas à trouver autrement, à contribuer à la vie chez nos hôtes, en leur offrant un repas, une bière ou autre chose, et à aider financièrement nos rencontres les plus démunies. Généralement, nous dépensons une quinzaine d’euros par semaine à nous deux, parfois plus, parfois moins.

*Profitons-en pour rappeler que voyager dans des régions à risque sans se faire préalablement vacciner est autant irresponsable qu’égoïste car cela met en danger non seulement sa propre vie mais aussi celle des autres.

Comment parvenons-nous à nous loger partout gratuitement ?

En règle générale, nous parvenons à nous loger chez l’habitant en demandant à planter notre tente sur leur terrain, en échange de quelques services ou coups de main. Il peut s’agir d’un peu de jardinage, de cuisiner pour eux ou tout simplement leur tenir compagnie et leur raconter nos aventures. De cette manière, nous pouvons passer un moment, une soirée voire plusieurs jours avec les locaux, tout en respectant leur espace personnel. Il arrive régulièrement qu’on nous propose de passer la nuit dans un endroit au sec, dans une chambre, une caravane, un hangar, un container, une étable ou tout autre endroit insolite, et c’est avec plaisir que nous acceptons (rien que pour le bonheur de ne pas devoir déplier la tente !).

Nous posons néanmoins toujours comme condition que notre hôte dispose d’un peu de temps pour discuter et échanger avec nous. Le but, vous l’aurez compris, n’est pas d’être hébergé gratuitement ni de profiter de la bienveillance des habitants, mais bel et bien de partager et vivre un moment en leur compagnie.

Lorsque nous ne trouvons personne (ce qui est tout de même assez rare) ou que nous nous nous retrouvons en pleine nature, sans habitation à l’horizon, nous passons la nuit en bivouac en prenant soin de respecter l’endroit et de ne pas nous attirer la sympathique compagnie des ours, serpents, loups et autres chacals.

Dolomiti
Dans le jardin d'Eric, aux Dolomites

Quel mode de transport adoptons-nous?

L’autostop constitue notre principale façon de nous déplacer. Nous aimons lever le pouce avant tout pour les aventures, les découvertes et les rencontres que cette pratique offre. Il s’agit, à notre sens, d’un art de voyager, social et alternatif, qui dépasse largement le simple transport gratuit. Même si bien sûr ce dernier point est aussi un grand avantage de l’autostop, ne le nions pas.

Quand ce n’est pas notre pouce, ce sont nos pieds qui nous transportent. Marcher est l’activité de base du nomade, et même s’il ne s’agit pas du mode de voyage le plus rapide ni le moins reposant, c’est incontestablement celui qui offre le meilleur sentiment de liberté et d’indépendance, et permet d’explorer pleinement le monde.

A ceci, on peut rajouter le vélo, le cheval, la nage, la charrette, le bateau-stop, le kayak, la licorne, et tout ce qui peut nous permettre de vivre une bonne aventure!

Be My Trip

Comment faisons-nous pour nous nourrir ?

C’est le point le plus délicat de notre aventure car s'il est plutôt facile de se loger et de se déplacer gratuitement, on ne peut décemment compter uniquement sur la bienveillance des locaux pour se nourrir. Bien sûr, nous aimons partager un repas à la table des habitants dès lors qu’ils nous l’offrent avec bonheur et que cela ne les met pas dans une situation délicate financièrement. Nous pouvons aussi compter sur notre débrouillardise pour récolter fruits sauvages et invendus, ou pour pêcher. Concernant l’eau, nous pouvons la récupérer un peu partout et, dans les pays à risque, la filtrer grâce à des pastilles et du matériel spécifique.

Jour de paye

Enfin, comme expliqué plus haut, nous disposons d'un petit budget, une sorte de caisse de survie qui nous permet entre autres de couvrir le reste des frais alimentaires ou d'offrir un repas à notre tour.

Comment arrivons-nous à rencontrer les locaux et dormir chez l’habitant ?

En vérité, et contrairement à ce qu'on pourrait penser, c'est assez simple. Il suffit d’aller vers l’autre, de refouler sa timidité ou sa gêne naturelle, et d’engager la conversation avec les inconnus qu’on croise en chemin. L’autostop est d’ailleurs un excellent moyen de nouer un premier contact avec les populations locales et d’aborder tout type de sujet. Parfois, spontanément, on se fait inviter pour le thé ou pour passer la nuit au sec. Dans d’autres cas, il suffit juste d’expliquer l’esprit de son voyage et son désir de partage. Il faut comprendre que la plupart des habitants sont ravis de vivre une telle rencontre impromptue, et sont friands d’en savoir plus sur l’aventure, la vie, la culture du voyageur. Il nous est même déjà arrivé de devoir choisir entre les différentes invitations des locaux, une situation aussi cocasse qu'embarrassante...  

Dormir chez l'habitant
Parfois, il ne faut pas grand chose : du temps, un peu de cidre maison, et quelqu'un à qui parler...

Comment procédons-nous face à la barrière de la langue ?

C’est l’obstacle le plus difficile quand on entreprend un voyage de ce type. Pourtant, même lorsqu’on ne parle pas la même langue, il existe toujours une multitude d’autres recours pour communiquer et se faire comprendre. Nous avons d’ailleurs écrit un long article à ce sujet, dans lequel nous détaillons quelques-unes des astuces et techniques que nous utilisons quotidiennement.

Qu'emportons-nous dans nos sacs à dos? 

En 10-11 kilos, nos sacs à dos contiennent tout ce dont nous avons besoin pour entreprendre un tel voyage et rester autonomes pendant plusieurs jours. Les tente, sacs de couchage, matelas, vêtements de pluie, popote et autres matériels de bivouac font naturellement partie des indispensables. Quant au reste, nous essayons de limiter le superflu et le peu utile, en se rappelant que les équipements les plus légers qu'on puisse emporter avec nous sont la débrouillardise et l'ingéniosité.

Il est fort probable que nous écrirons prochainement un article détaillant le contenu de nos sacs. 

Comment gérons-nous le manque de confort?

Depuis le temps que nous voyageons de cette manière, nous avons progressivement appris à nous contenter de l'essentiel, à nous plier aux exigences d'une vie nomade, simple et dématérialisée. Le confort n'est donc plus un aspect que nous recherchons dans notre voyage, même si nous accueillons avec beaucoup de bonheur la plus petite once de commodité. Nous préférerons toujours la chaleur d'une belle rencontre à celle, éphémère, d'une bonne douche. Nous avons aussi réappris à nous débrouiller avec le peu dont nous disposons, à s'affranchir de l'inutile et mieux mettre à profit notre environnement. Aujourd'hui, le manque n'est donc plus le sentiment qui prédomine, au contraire c'est la satisfaction de pouvoir vivre sobrement et s'émerveiller chaque fois qu'un peu de confort nous est offert.

Natural Shower

Quels pays avons-nous visités ? Quel est notre itinéraire ?

Il est bien difficile de prétendre avoir « visité » un pays quand nous y restons tout au plus quelques semaines. Déjà, le terme « visiter » est laid et plein de non-sens. A la rigueur, nous pouvons seulement retracer sur une carte les routes et chemins que nous avons empruntés en Europe et en Asie et bientôt, nous l’espérons, en Amérique du Sud.

Depuis que nous sommes partis, nous avons fait le choix du non-itinéraire, c’est-à-dire le choix de ne rien planifier, sauf éventuellement quelques très grandes lignes du voyage susceptibles de changer à tout moment. L’idée est de conserver une entière disponibilité face à l’inattendu et aux opportunités qui se présentent. En somme, nous préférons le chemin à la destination. Tant qu’il y a une aventure à vivre, une rencontre à faire ou une culture à découvrir, nous sommes satisfaits. Et tant pis, ou plutôt tant mieux, si le lieu en question ne figure pas sur la plupart des « bucket lists » ni parmi les sélections des « immanquables » des guides de voyage.

Pour combien de temps partons-nous ?

C’est une bonne question.

Pourquoi le blog « Be My Trip » ?

A l’origine, l’idée de créer un blog est venue en même temps que le désir de partager avec nos familles et nos proches les aventures que nous vivions sur la route. Il permettait de les rassurer sur le fait que nous étions toujours vivants (#lol), et se révélait très utile pour garder contact avec les personnes que nous rencontrions en chemin. Par la suite, un peu plus de personnes ont commencé à nous suivre et nous ont poussés à investir davantage de temps et d’effort pour publier du contenu plus varié, tels que des conseils et des comptes rendus sur les découvertes culturelles que nous faisions. Nous essayons néanmoins de garder une certaine distance avec le blog de peur qu’il ne finisse par prendre le pas sur notre voyage lui-même…

Vous pourrez donc trouver sur ce site quelques articles, des vidéos et des albums photos relatant nos aventures. Nous sommes évidemment très ouverts à toutes vos suggestions pour l’améliorer, et nous répondons avec beaucoup de plaisir (et de retard...) à tous les messages que nous recevons.

Be My Trip

 

D’où est venu le nom « Be My Trip » ?

Quand Chris a eu l’idée du blog, il a cherché un nom qui soit facilement compréhensible de tous et s’est naturellement tourné vers l’anglais. Le nom devait surtout retranscrire le concept d’un voyage défini par les rencontres, et si possible, être utilisable sur une pancarte d’autostop. « Be My Trip », littéralement « Sois mon voyage », s’est alors imposé au bout d’un insoutenable brainstorming.