NOS MEILLEURES AVENTURES !

   

Des épopées à vélo, en Asie ou en Arctique, des nuits sous tente à plus de 4000 mètres d’altitude, une traversée du Titicaca à la rame, des voyages avec seulement quelques euros en poche, ou des milliers de milles parcourus en bateau-stop… Nous avons rassemblé ici les aventures les plus inoubliables, les plus folles, celles qui nous ont fait le plus frissonner, ou qui nous ont véritablement enivrés, et celles surtout qui ont laissé dans nos mémoires un goût délicieux de fierté et de défi réussi.

 
1. Traversée de l’Atlantique en bateau-stop

C’est incontestablement un défi parmi les plus fous que nous ayons entrepris. Et pour cause : avant de nous lancer corps et âme sur l'océan, nous n’avions aucune expérience de la mer, ni aucune connaissance en navigation et ne savions pas même en quoi consistait vraiment le « bateau-stop ». Malgré tout, après quatre mois et demi d’efforts, de patience et d’apprentissage, nous débarquions sur les plages du Brésil, repus, fatigués mais surtout fiers !

Grâce aux sept voiliers à bord desquels nous avons navigué (cinq monocoques et deux catamarans), nous avons pu traverser l’Atlantique du Portugal à l’Amérique du sud, en passant par l’île de Madère, les Canaries, et l’archipel du Cap Vert. Une expérience aussi extraordinaire qu’économe puisque, au-delà des nuits agitées et les quelques renvois par-dessus bord, l’aventure ne nous aura coûté en tout et pour tout que… 300 euros ! Vive le bateau-stop !

bateau-stop

2. Au-delà du Cercle Polaire Arctique en solitaire

A l’été 2015, j’entreprenais un périple à vélo en solitaire, depuis Amiens, en direction du nord. Après près de deux mois d’efforts, et près de 4000 kilomètres parcourus (3989 pour être exact), mon périple s’achevait à Tromsø tandis que mon vélo commençait à fatiguer. Il venait tout de même de traverser la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la Norvège, le Cercle Polaire Arctique, et les îles Lofoten… Ce premier long voyage en solitaire reste encore aujourd’hui l’un des plus marquants de ma jeune vie d’aventurier, et celui qui m’aura le plus appris, sur les autres d’abord, et sur moi-même surtout. Le défi, physique, a beaucoup renforcé ma force mentale, tandis que la solitude devenait chaque jour un motif à la méditation et à la débrouillardise. Heureusement aussi, je pouvais compter tous les soirs sur l’accueil chaleureux des locaux pour vivre quelques aventures inattendues et en apprendre beaucoup sur la vie et la culture des pays nordiques.

Norvège vélo

3. Le Cambodge au bout du pédalier

Lors de notre périple en Asie du Sud-est, Antoine et moi avons abandonné le stop et les bus locaux pour une manière encore plus authentique de voyager : le vélo. N’ayant trouvé rien d’autre que deux bicyclettes de jeune fille, trop petites, sans vitesse, vendues pour une bouchée de riz au marché de Paksé, nous nous sommes élancés sur les routes brûlantes, et désertées, du Sud du Laos puis du Cambodge. Quelle belle idée ! Pendant près de 1000 kilomètres, nous avons traversé les villages khmers, les campagnes reculées, les rizières magnifiques, longé le Mékong jusqu’à Phnom Penh puis gagné Siem Reap et les temples d’Angkor. Les bicyclettes devenaient un moyen génial de partage avec les populations et ce, malgré la barrière de la langue. Entre la nuit au poste de gendarmerie, les réparations de fortune, les sentiers poussiéreux, les villages reculés, et les rires moqueurs des enfants qui s’amusaient de notre allure ridicule, nos deux montures nous en auront fait voir de toutes les couleurs. Ce fut finalement presque un crève-cœur de les revendre à Bangkok mais nous savons que là-bas, elles vivent une seconde jeunesse.

Cambodge

4. Le Titicaca à la rame

En arrivant sur les rives du lac Titicaca, nous envisagions d’acheter, voire retaper, une vieille barque de pêcheur. Finalement, le hasard des rencontres nous offrira plus fou encore. Juan et Galdo, deux frères boliviens, nous ont aidé à construire notre propre barque à partir de presque rien : un tronc d’arbre, des clous, de la résine d’eucalyptus et deux pots de peinture. La construction de « Gualiqui » (qui signifie « Très bien » en langue indigène) nous aura pris 3 jours seulement. Puis nous nous sommes élancés pour deux semaines à la rame et 250 kilomètres face aux vagues et aux vents, par tous les temps, du soleil brûlant à l’orage, en passant par la grêle. Gualiqui n’étant pas équipée de quille, la traversée du lac par son centre était jugée trop dangereuse pour être tentée, alors nous nous sommes sagement résignés à longer la côte à bonne distance, faisant une halte chaque soir dans les villages boliviens ou péruviens qui bordaient le lac. Les habitants nous y accueillirent à bras ouverts, intrigués autant qu’amusés de voir débarquer, au sens premier du terme, deux « gringos » dans des endroits dénués de la moindre forme de tourisme. Une aventure physique, mentale mais aussi humaine, donc.

titicaca barque

5. Par-dessus la Cordillère des Andes

En un mois et demi, sur nos bicyclettes achetées au Paraguay et aménagées selon les moyens du bord (des bidons en guise de sacoche, des grilles de barbecue en guise de porte-bagage…), nous en avons vu du pays ! Du Paraguay jusqu’en Bolivie, en passant par le nord de l’Argentine et du Chili, c’est un sacré bout de chemin que nous ont permis de vivre nos chères montures. Elles nous ont emmenés partout, par-dessus la Cordillère des Andes, jusqu’à 4825 mètres, à travers le désert de l’Atacama, depuis des villages reculés aux geysers accrochés au flanc des montagnes… Ensemble, nous avons affrontés des dénivelés démentiels, la haute altitude, le manque d’oxygène, le froid, le terrible vent de face (qui soufflait pendant des jours !), le manque de nourriture… Elles n’étaient de toute évidence pas taillées pour vivre une telle épopée, elles ont beaucoup souffert et nous l’ont souvent fait comprendre. Il fallut régulièrement les réparer, avec les moyens du bord, et en dépit du peu de moyen, mais nous y sommes toujours parvenus. Ensemble. Car ces deux bicyclettes auront véritablement fait partie de notre histoire sud-américaine. Mieux, elles l’auront écrite.

Cordillere à velo

6. Le Salar d’Uyuni à vélo… et à pied

L’idée paraissait simple : traverser le plus grand désert de sel du monde à vélo. Quelques imprévus vinrent toutefois contrarier nos plans, et rendirent du même coup l’aventure bien plus excitante encore. D’abord, ce furent deux kilomètres d’eau salée, à l’entrée du Salar, qu’il fallut traverser, bicyclettes autour du cou et sacs sur le dos. Puis, après vingt-cinq kilomètres à la force des pédales, ce qui devait arriver arriva : mon pignon, très fragile depuis plusieurs jours, se disloqua, nous obligeant à parcourir les cinquante derniers kilomètres à pied pour sortir du désert. Le paradis blanc qui s’étalait tout autour de nous devint un véritable enfer pour les yeux et la peau tandis que mon pied, écorché par le sel râpeux, brûlait terriblement à chaque pas. J’avançais alors, aveugle et boiteux, en suivant le bruit des pas d’Andrea qui menait courageusement la marche. La traversée nous exigea deux jours et une nuit sous tente au milieu du désert, mais elle reste à jamais un chapitre mémorable de nos carnets de voyage, dont on racontera fièrement les détails à nos enfants.

Tente au salar uyuni

7. En autonomie complète jusqu’au Machu Picchu

Quatre jours de marche et 85 kilomètres à travers les montagnes péruviennes, seuls, en autonomie complète, sans guide, mais avec un objectif qui laisse rêveur : le Machu Picchu. La piste du Salkantay trail n’est certes pas la plus difficile, ni la moins touristique (nous avons tout de même réussi, sans trop d’effort, à échapper aux files de touristes qui l’empruntent chaque jour), mais elle reste l’une des plus jolies et une très bonne alternative au (trop ?) célèbre Inca Trail. Au-delà du challenge de réussir ce trek seul, sans recourir aux guides des agences, nous souhaitions surtout profiter sans contrainte des trésors du sentier et vivre une véritable aventure en pleine nature péruvienne : nuits sous tente à haute altitude, bains dans les torrents, fruits sauvages et décor majestueux... On en redemande !

Salkantay

8. L’Europe pour presque rien

C’est le préambule de nos aventures, celui qui a ouvert la voie à beaucoup de nos voyages futurs. Emportant seulement un sac à dos, une tente et quelques euros en poche, nous avons expérimenté, et adapté, en Europe ce qui est maintenant devenu notre manière de voyager : l’auto-stop, le défi, le partage, l’inconnu, et la nuit en pleine nature ou chez l’habitant. De la Roumanie à l’Ecosse, des pays baltes aux pays ibères, en passant par l’Europe centrale, la Macédoine, Chypre, la Suisse, la Suède ou encore la Géorgie, l’aventure sur les routes d’Europe nous a toujours offert des découvertes insolites, de belles rencontres, et une immersion réellement sincère dans la vie locale. Et le tout, pour presque rien. Du temps, des efforts, de la débrouillardise, de la bonne humeur, et une foi immense en l’humanité, voilà en quoi consistait véritablement notre billet.

Autostop

9. Un hiver en Laponie

Vivre cinq mois en Laponie finlandaise demeure l’une des expériences les plus merveilleuses à laquelle il m’ait été données de goûter. Des nuits sombres en pleine journée, des températures glaciales qui s’effondrent jusqu’à -35°C, des forêts de coton blanc qui courent jusqu’à perte d’horizon, des rivières gelées, des feux de camp dans la neige, sans oublier bien sûr le ballet des aurores boréales qui dansent dans le ciel. Véritablement magique.

Aurore boréale

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